Crevette poilue
(Phycocaris simulans)
Cette petite crevette est une véritable star grâce à son génie pour disparaître. Elle fascine les biologistes, car elle est encore peu comprise, ainsi que les photographes en quête d’images rares. C’est son propre corps, composé de filaments imitant les algues, qui défie les regards les plus avertis, d’autant plus que ses couleurs peuvent varier en fonction de son environnement.
Une crevette habituée aux eaux peu profondes
Parmi les algues voisines, proches de la surface des récifs coralliens, elle se déplace lentement, ce qui la rend très difficile à repérer. Même en cas de grand danger, elle préfère rester immobile, ce qui perturbe un grand nombre de prédateurs qui la prennent décidément pour une algue ne faisant pas partie de leur menu. Sans mouvement ni venin, elle n’a que cette défense pour survivre.
Elle est présente dans l’ensemble des régions indo-pacifiques.
Besoin impératif
Elle a très probablement tout intérêt à rester dans la nature, car les transports lui sont souvent fatals et il est très compliqué de la nourrir correctement, d’autant plus que son mode de vie est encore peu documenté.
Taille et couleurs
Phycocaris simulans mesure à peine 1 à 2 centimètres ; principalement transparente, elle se fond dans le décor.
Un mode de vie encore mystérieux
Contrairement à d’autres espèces de crevettes très territoriales, Phycocaris simulans est fréquemment observée en petits groupes ou en colonies diffuses sur un même support (souvent un amas d’algues ou une zone de débris spécifiques).
Son régime alimentaire exact n’est pas totalement établi, mais elle serait détritivore et carnivore opportuniste, se nourrissant de particules organiques, de micro-organismes ou de minuscules invertébrés trouvés dans les algues.
Reproduction
Comme beaucoup de crevettes de la famille des Hyppolytidae, la femelle porte ses œufs sous son abdomen jusqu’à l’éclosion des larves.